Existe-t-il une fin d’année astrologique qui puisse être corrélée à la fin de l’année civile créée par l’homme ? Les astrologues, en particulier les traditionnels, présupposent généralement que les cycles et phénomènes astrologiques sont intrinsèquement naturels et donc distincts et indépendants des cadres temporels restreints par l’homme.
Mais tout le monde est occupé ces jours-ci à faire le bilan de l’année civile pour en tirer des enseignements sur l’année qui s’achève, alors pourquoi ne pas essayer ici ?
Dans l’ensemble, cette année a été marquée par une transition majeure des planètes lourdes, ce qu’on appelle les planètes générationnelles, d’un signe à l’autre : Saturne, Uranus, Neptune et Pluton ont toutes changé de signe. Jupiter aussi, mais il le fait chaque année, donc c’est moins significatif.
Pluton est passé en Verseau pour la dernière fois après avoir fait des allers-retours sur la cuspide Capricorne-Verseau depuis 2023. Les autres ont changé de signe pour la première fois et ont également reculé, et au cours du premier semestre de l’année prochaine 2026, ils avanceront également « pour de bon », ou jusqu’à ce qu’ils passent à nouveau au signe suivant dans quelques années, c’est-à-dire.
Ces types de changements concentrés sont considérés comme des changements majeurs dans la conscience collective, la fin d’une ère et le début d’une nouvelle. Cela est vrai lorsqu’une seule de ces planètes le fait, mais cette année (et la prochaine), nous avons les 3 planètes générationnelles collectives (Uranus, Neptune et Pluton) qui le font pratiquement en même temps ! (Plus Saturne, qui se situe en quelque sorte entre le générationnel et le personnel).
On ne saurait trop insister sur l’importance astrologique de ce changement. On peut le résumer comme un passage d’un accent collectif et global sur la manière pratique et pragmatique d’aborder les choses, et de traiter les questions à l’ordre du jour qui ont trait au tangible et au concret (Pluton et Uranus dans les signes de terre du Capricorne et du Taureau, respectivement), et qui ont une perspective subjective, émotionnelle et idéalisée (Neptune dans le signe d’eau des Poissons), à un accent sur la manière intellectuelle, sociale et cérébrale de traiter les questions à l’ordre du jour, qui se caractérisent par un lien plus étroit avec les aspects sociaux, idéologiques et communicatifs de la vie (Pluton et Uranus dans les signes d’air du Verseau et des Gémeaux respectivement). Ceci s’accompagne en même temps d’une approche beaucoup plus directe, axée sur l’action, énergique et immédiate pour aborder ces questions (Neptune en Bélier).
De plus, ces 3 planètes extérieures ne seront pas seulement dans de nouveaux signes, mais elles auront toutes, au moins pendant plusieurs années initiales, un aspect très favorable entre elles : 120 degrés (trigone) entre Pluton et Uranus, tandis que Neptune en Bélier aura un 60 degrés (sextile) avec les deux autres, ce qui crée un triangle mineur. Cela a le potentiel de manifester, espérons-le, une transition harmonieuse et des résolutions relativement fluides et réussies aux (nouveaux) problèmes qui se poseront aux agendas sociaux et mondiaux.
Malgré le fait que ces grandes planètes lentes soient de nature collective et générationnelle, en raison du rythme lent du passage d’un signe à l’autre, elles ont évidemment un impact également au niveau personnel, à mon avis, car elles transitent par les maisons spécifiques qui régissent des domaines spécifiques de la vie de chacun d’entre nous. L’intensité du changement ressenti au niveau personnel diffère d’une personne à l’autre, en fonction de l’importance de leur emplacement dans le thème personnel, mais tout le monde ressentira certainement son impact collectif, car le changement dans l’air du temps, ou les signes des temps, modifiera considérablement (et modifie déjà) ce sur quoi les gens se concentrent et la manière dont ils traitent les problèmes en tant que société.
